le conte est bon

Billet d’où ? « Palabrages » en Vaunage :   le conte est bon  

Les contes reviennent ! Tous les festivals qui fleurissent depuis quelques années nous l’affirment : les contes ne sont plus réservés aux enfants mais s’adressent aussi à un public d’adultes qui en (re) découvrent l’univers.

 « le conte n’est pas du monde de l’enfance, il est l’enfance du monde »

Il n’est qu’à chercher le nombre de « nuits du conte » à venir et l’été s’annonce contant : Un festival se déroule en ce moment dans 8 villages du Gard, sous le beau vocable de « Palabrages » et s’achèvera vendredi  4 juillet par une longue nuit du conte.  A St Etienne en juin se déroulait également un festival de contes ; celui de Cobonne dans la Drôme prendra fin samedi 5 à l’issue d’une édition dite exceptionnelle. La Creuse s’offre également «  paroles de conteurs » et la Suisse l’annonce pour novembre 2014 ! Sans compter les festivals de poésie, notamment à Lodève et Sète où se produiront de nombreux conteurs …

Quel programme !  

J’ai eu le bonheur d’écouter quelques conteurs que j’ai aimés : Sophie Chenko pour sa tendresse malicieuse, Rachid Akbal grand charmeur, l’élégant Jean Guillon, Fred Pellerin que m’ont fait découvrir des amis québécois.

Mais le plus mémorable restera sans doute pour moi la rencontre avec Henri Gougaud à Lodève samedi dernier. A moment exceptionnel, ciel de circonstance : le spectacle en plein air a débuté sous une nuée noire qui a tenu ses promesses et s’est déversée sur le public entassé alors dans une petite salle .  Plus près du maître de cérémonie, pendu à ses lèvres, passant de l’émotion au rire, certains gênés dans le répertoire libidineux… 

Un enchantement que l’on peut prolonger en lisant ses recueils mais … ce n’est pas aussi vivant que cette parole toute en finesse, ce regard de connivence, cette générosité …

Que nous racontent donc les contes aujourd’hui pour qu’ils connaissent un tel engouement ? Henri Gougaud dit «  les contes sont au monde parce qu’ils sont nécessaires comme l’air, comme la lumière du jour, comme les arbres » Ils nous parlent de l’universalité de nos drames, de nos liens aves les éléments et les humains, de nos défauts et nos combats. Par le conte, nous accédons  au mystère et à une philosophie de la vie pleine de tendresse ou d’ironie.  A travers eux, nous pouvons accepter de nous reconnaitre et de nous dépasser. Un conte zen commence par ces mots :

«  Ce conte sera un moment important sur votre chemin de sagesse ».

Il nous permet de nous RELIER,  de dépasser les frontières et de trouver notre place…  Voilà ce que nous sommes nombreux, sans doute, à rechercher en ces temps de matérialisme exacerbé et de quête de sens !  

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