Le Bout du monde … lequel ?

Billet d’où ? du bout du monde…

Pour la 4° fois, l’Australie était à l’honneur à … Pézenas le week end dernier !

Festival de cinéma australien créé par l’actrice Helen Buday, cette rencontre est un moment rare. L’occasion d’y voir des longs et courts métrages quasi inédits en France, de rencontrer un cinéaste invité, de découvrir l’Illustre Théâtre ( un des plus beaux cadres scéniques de la ville) d’approfondir ses connaissances par des expositions et … de côtoyer les anglophones de la région autour d’un barbecue .

Cette année encore ce fut une belle réussite ! Deux comédies musicales entrainantes ont ouvert puis clôturé les projections : «  les Saphirs » nous ont fait entendre des voix féminines magnifiques sur fond d’histoire tragique : cette  génération d’enfants aborigènes à la peau claire volés à leur famille …

Puis «  Bran Nue Day » un road movie qui rapproche jeunes et vieux, blancs et indigènes.

Les documentaires de « Camaa productions » sont des  témoignages sur les populations natives confrontées à la reconnaissance de leurs droits sur la terre, au racisme, aux conflits des générations, au devoir de mémoire, à la perte des traditions… J’ai été très touchée par ces visages et leur lien avec la terre, le rythme des saisons … Avec la conscience de tout ce que nous avons perdu  en quelques décennies et de cette étrange errance entre deux époques…

 

Le « clou » de cette manifestation fut la rencontre avec l’invité Rolf de Heer quelques jours avant son départ pour le festival de Cannes où il présente, dans la catégorie « un certain regard » son dernier film «  Charlie’s country » . J’ai eu l’honneur et le plaisir de l’interviewer et les spectateurs se souviendront longtemps, comme moi, de cet échange riche et captivant. Nous avons apprécié sa  simplicité, son humour et ses talents de conteur. Sur la culture aborigène qu’il connait bien, après avoir réalisé trois films, notamment  avec David Gulpilil, il nous a apporté un éclairage nouveau et sensible. Deux de ses films ont été projetés ce soir-là : «  Chers voisins », un   « western de banlieues » palpitant et «  Le traqueur », terrible périple en terre aborigène dans les années 1920. Du grand cinéma, trop méconnu chez nous …

 

Je vous invite à en découvrir davantage sur le site de ce festival :

 

http://www.filmfestivalboutdumonde.fr/

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